Éditeurs : rétrospective


Étrangement, quand je raconte aux gens que je suis en pleine réécriture du tome 1 de mon histoire, ils ne s’attendent pas vraiment à ce que je leur assène après le fait que je l’ai déjà envoyé à des maisons d’édition. ^^
Ah ? Vous non plus ? Si vous le dites…

Une petite explication s’impose.
Premièrement, j’étais assez naïf sur la qualité de la « vieille » version de mon manuscrit, quelqu’un m’ayant seulement aidé à corriger les petites erreurs d’orthographe ou de grammaire. Je n’avais qu’une très vague idée de ce qu’était une bêta-lecture, et les personnes qui me donnaient leur avis après avoir tout lu étaient incapable de me livrer une critique détaillée, mis à part un « début un peu lent ».
Pour résumer, j’avais entre les mains (ou plutôt sur ma clé USB) un manuscrit que je considérais comme bêta-lu, alors qu’il n’était qu’en « version alpha »
C’est ainsi que j’ai décidé de commencer les envois aux éditeurs.

Et combien de pauvres maisons d’éditions qui ont subi la lecture de cette version que je jetterai aujourd’hui par la fenêtre sans la moindre hésitation ?
Il y en a eu trois : Gallimard Jeunesse, Flammarion, et enfin X’o. Après tout, je n’ai rien à perdre. Les envois ont eu lieu fin avril 2009.

_ Pour Gallimard Jeunesse, ils ont même eu le malheur de lire la version « non corrigée », la version « corrigée ». Dans les deux cas, ils ont eu le bon sens de me répondre en 2 à 3 semaines, avec le même réponse. À savoir : je ne rentrais pas dans leur ligne éditoriale. Autrement dit : le fichier pdf est passé à la corbeille sans regrets (il s’agit actuellement de la seule grande maison à demander les manuscrits par Internet).
_ Flammarion a attendu un mois avant de m’envoyer une réponse : le manuscrit n’avait pas survécu au comité de lecture. Preuve qu’au moins, ces quelques corrections n’auront pas été vaines, même si le récit ne leur plaisait pas (avec raison).
_ Et enfin, il y a eu X’o. Et là, ce fut, et c’est toujours, très compliqué. Histoire de me renseigner sur leurs délais de réponse (qui n’étaient pas indiqués sur leur site), je les ai timidement appelé : trois à quatre mois d’attente, ai-je appris (ils disaient avoir du retard). Au bout de quatre mois, je les ai rappelé, pour apprendre que le manuscrit devrait passer devant le comité de lecture. Le délai passé, et n’ayant toujours pas reçu de réponse, j’ai rappelé : « cela ne devrait plus trop tarder, maintenant », m’avait-on répondu au standard. J’ai donc laissé passer un délais raisonnable : un mois. Et enfin, mardi dernier, je les ai de nouveau rappelé : d’après la standardiste, ce retard est très étrange(de 3 mois, par rapport à leurs délais). Elle m’évoque la possibilité d’une seconde lecture, me promettant de faire remonter l’information. Deux jours plus tard, surprise : ma mère me transcrit par mail la réponse évidemment négative (je donne l’adresse parentale aux éditeurs, la principale).
Enfin ! J’attendais cela pour leur signaler que je travaillai sur une nouvelle version. Afin de ne pas renvoyer un manuscrit pour rien.

Et aujourd’hui, après m’être renseigné avec le standard jeudi dernier, je vais envoyer un mail au service éditorial, afin de voir si je peux obtenir des informations sur ce qui a provoqué le rejet de cette ancienne version. De plus, je mentionnerai la réécriture du roman, tout en demandant s’ils seraient intéressés de recevoir les premiers chapitres, afin de déterminer l’utilité de l’envoi de la nouvelle version lorsqu’elle sera terminée.

Voilà. Tout espoir n’est donc pas perdu. 🙂

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