Frileux, les éditeurs ? 12


Suite à une remarque de NB sur le forum de la mare aux nénuphars, j’ai compté les premiers romans de plus de 500 000 signes d’auteurs francophones publiés dans le rayon jeunesse des librairies. Au début, je pensais en trouver plein, mais il s’agissait surtout de premiers romans d’auteurs anglophones (qui ont donc déjà fait un carton ailleurs).

Au final, la liste est très courte :

2003 :

Sophie Audouin-Mamikonian : Tara Duncan, tome 1, les Sortceliers (480 pages)

2009 :

Pauline Alphen : Les Éveilleurs, tome 1, Salicande, Hachette (521 pages)

2010 :

BénédicteLes Yeux d’Opale, Gallimard Jeunesse (Hop ! Un peu de calcul : vu qu’une page contient en moyenne 1 500 signes et que le manuscrit de Bénédicte en contient 1 million, alors le livre fera environ 667 pages).

J’avoue que cela m’inquiète un peu pour le premier tome de Durnakans et ses presque 700 000 signes. Comment faut-il voir cette frilosité des éditeurs français ? Dois-t-on écrire un « petit livre »  et se le faire publier avant de tenter un « gros » ?

J’avoue que tout cela me turlupine. Car je n’ai pas de « petit » manuscrit sous le coude.


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12 commentaires sur “Frileux, les éditeurs ?

  • Brise

    Je crois qu’en effet les éditeurs préfèrent procéder à une découpe en plusieurs tomes des manuscrits des auteurs peu connus (ou pas du tout).
    Pourquoi cela te turlupine tant ?
    Tu pense difficile de diviser ton manuscrit ?

  • Brise

    Je crois qu’en effet les éditeurs préfèrent procéder à une découpe en plusieurs tomes des manuscrits des auteurs peu connus (ou pas du tout).
    Pourquoi cela te turlupine tant ?
    Tu pense difficile de diviser ton manuscrit ?

    • Faeldo

      Cela me turlupine parce que l’histoire est faite pour se suffire en elle même, avec un début, un milieu et une fin. S’il y a découpage, alors il y aura des problèmes de qualité dans les actions. Et je me refuse à faire une réécriture juste pour satisfaire à éditeur sur ce point, qui n’est que purement commercial.
      Si les pavés d’origine anglophone se vendent en quantité en jeunesse, alors pourquoi les auteurs français seraient-ils plus mauvais, alors qu’une partie de la qualité du texte disparaît avec la traduction ?

  • Faeldo

    Cela me turlupine parce que l’histoire est faite pour se suffire en elle même, avec un début, un milieu et une fin. S’il y a découpage, alors il y aura des problèmes de qualité dans les actions. Et je me refuse à faire une réécriture juste pour satisfaire à éditeur sur ce point, qui n’est que purement commercial.
    Si les pavés d’origine anglophone se vendent en quantité en jeunesse, alors pourquoi les auteurs français seraient-ils plus mauvais, alors qu’une partie de la qualité du texte disparaît avec la traduction ?

  • Oksana

    Par habitude, les éditeurs font toujours davantage confiance aux anglo-saxons vu que c’est ce qui marche toujours et du coup, ils se ferment aux auteurs français qui auraient leur chance. Ce qui finit par créer un cercle vicieux.
    Par conséquent, à moins de se faire passer pour un jeune auteur américain mais bilingue français, les « gros » manuscrits (et gros, c’est au sens large… 500 000 signes, ça ne fait pas tant de pages que cela, au final) sont presque toujours refusés. Et je ne pense pas que les couper soit très utile, pour les lecteurs. Sinon, ils ne lisent que des petits livres, ils n’ont pas vraiment de marge de « progression » dans leur lecture, ils se cantonnent toujours aux livres courts puisqu’ils n’ont que ça. Attention, je ne dis pas que les livres courts ne sont pas à lire, qu’il vaut mieux la longueur que la qualité! Après tout, j’aime beaucoup Pierre Bottero et ses livres n’ont pas l’air de faire 500 000 signes puisque tu ne le cites pas….
    Parenthèse fermée.
    Si on veut écrire, si on peut, si l’histoire a besoin de ces pages, si les personnages ont besoin d’un grand nombre de signes pour vivre, pourquoi se limiter? Surtout pour répondre à une demande commerciale… Si on se force, se contraint, cela ne vaut plus la peine pour moi.
    Les éditeurs craignent sans doute (et je les comprends un peu, ils doivent bien vivre) que les « gros » livres rebutent les ados, qu’il vaut mieux les contenter avec des livres plus courts. Mais il y a un moment où ça ne suffit plus. On grandit, on a envie de passer à autre chose, même de voir des mondes plus détaillés, approfondis, originaux (quoi, une allusion aux Chevaliers d’Emeraude et Eragon? Mais paaaaas du tout! xD). On n’est pas là pour lire des livres faciles toutes sa vie, que ça soit en fantasy ou n’importe quel autre domaine. Ou alors, je rends les armes et vais vivre au fond des bois. Il faudrait qu’ils (les éditeurs, pardon mon message devient confus) accepte de prendre davantage de risques (je pense aux grandes maisons…) pour lancer et de jeunes auteurs et des gros livres, qui mon dieu, font plus de 500 000 signes. Y en a qui lisent le SDA à 13 ans…Ca doit bien vouloir signifier quelque chose…

  • Oksana

    Par habitude, les éditeurs font toujours davantage confiance aux anglo-saxons vu que c’est ce qui marche toujours et du coup, ils se ferment aux auteurs français qui auraient leur chance. Ce qui finit par créer un cercle vicieux.
    Par conséquent, à moins de se faire passer pour un jeune auteur américain mais bilingue français, les « gros » manuscrits (et gros, c’est au sens large… 500 000 signes, ça ne fait pas tant de pages que cela, au final) sont presque toujours refusés. Et je ne pense pas que les couper soit très utile, pour les lecteurs. Sinon, ils ne lisent que des petits livres, ils n’ont pas vraiment de marge de « progression » dans leur lecture, ils se cantonnent toujours aux livres courts puisqu’ils n’ont que ça. Attention, je ne dis pas que les livres courts ne sont pas à lire, qu’il vaut mieux la longueur que la qualité! Après tout, j’aime beaucoup Pierre Bottero et ses livres n’ont pas l’air de faire 500 000 signes puisque tu ne le cites pas….
    Parenthèse fermée.
    Si on veut écrire, si on peut, si l’histoire a besoin de ces pages, si les personnages ont besoin d’un grand nombre de signes pour vivre, pourquoi se limiter? Surtout pour répondre à une demande commerciale… Si on se force, se contraint, cela ne vaut plus la peine pour moi.
    Les éditeurs craignent sans doute (et je les comprends un peu, ils doivent bien vivre) que les « gros » livres rebutent les ados, qu’il vaut mieux les contenter avec des livres plus courts. Mais il y a un moment où ça ne suffit plus. On grandit, on a envie de passer à autre chose, même de voir des mondes plus détaillés, approfondis, originaux (quoi, une allusion aux Chevaliers d’Emeraude et Eragon? Mais paaaaas du tout! xD). On n’est pas là pour lire des livres faciles toutes sa vie, que ça soit en fantasy ou n’importe quel autre domaine. Ou alors, je rends les armes et vais vivre au fond des bois. Il faudrait qu’ils (les éditeurs, pardon mon message devient confus) accepte de prendre davantage de risques (je pense aux grandes maisons…) pour lancer et de jeunes auteurs et des gros livres, qui mon dieu, font plus de 500 000 signes. Y en a qui lisent le SDA à 13 ans…Ca doit bien vouloir signifier quelque chose…

    • Faeldo

      Si j’ai bien compris, il faudrait quasiment se faire pistonner pour se faire publier ou bien on peu proposer à des éditeurs juste comme ça en espérant que les mentalités changent ?

      Pierre Bottero avait déjà publié des romans avant Ewilan, si je me rappelle bien. En plus du nombre de pages assez modeste du premier tome (environ 283 pages), c’est cela qui m’a conduit à ne pas le mettre dans la liste.

      • Oksana

        Non, pas se faire pistonner. Je suis contre le pistonnage même si je sais que ça se pratique bien… Sauf si l’oeuvre est de qualité et le mérite bien évidemment.
        La deuxième proposition, même si elle laisse peu de place à l’espoir, me plaît davantage. Peut-être qu’on ne sera pas publié par la maison de ses rêves au final mais on aura au moins écrit le livre qu’on souhaitait. « Mon sang se coagule à l’idée qu’on y change une virgule » dixit plus ou moins Cyrano de Bergerac dans la pièce éponyme. C’est la même idée mais avec le nombre de signes. D’accord pour faire des coupes pour améliorer l’histoire, mais pas pour raccourcir en tranchant.

        Oui, je savais pour Pierre Bottero. Ils sont beaucoup connus d’ailleurs, sans doute parce qu’ils ne touchent pas à la fantasy.

      • Oksana

        Ce que ça fait d’écrire trop vite — »

        Raccourcir en tranchant, sans que ça apporte quelque chose à l’histoire, sous prétexte que ce sera mieux pour le public.

        Et les livres de Bottero sont beaucoup MOINS connus ^^ »

  • Faeldo

    Si j’ai bien compris, il faudrait quasiment se faire pistonner pour se faire publier ou bien on peu proposer à des éditeurs juste comme ça en espérant que les mentalités changent ?

    Pierre Bottero avait déjà publié des romans avant Ewilan, si je me rappelle bien. En plus du nombre de pages assez modeste du premier tome (environ 283 pages), c’est cela qui m’a conduit à ne pas le mettre dans la liste.

  • Oksana

    Non, pas se faire pistonner. Je suis contre le pistonnage même si je sais que ça se pratique bien… Sauf si l’oeuvre est de qualité et le mérite bien évidemment.
    La deuxième proposition, même si elle laisse peu de place à l’espoir, me plaît davantage. Peut-être qu’on ne sera pas publié par la maison de ses rêves au final mais on aura au moins écrit le livre qu’on souhaitait. « Mon sang se coagule à l’idée qu’on y change une virgule » dixit plus ou moins Cyrano de Bergerac dans la pièce éponyme. C’est la même idée mais avec le nombre de signes. D’accord pour faire des coupes pour améliorer l’histoire, mais pas pour raccourcir en tranchant.

    Oui, je savais pour Pierre Bottero. Ils sont beaucoup connus d’ailleurs, sans doute parce qu’ils ne touchent pas à la fantasy.

  • Oksana

    Ce que ça fait d’écrire trop vite — »

    Raccourcir en tranchant, sans que ça apporte quelque chose à l’histoire, sous prétexte que ce sera mieux pour le public.

    Et les livres de Bottero sont beaucoup MOINS connus ^^ »