Des difficultés du premier jet 6


Suite à la Nuit de l’écriture de Samedi/Dimanche (voir l’article précédent), je peux dire que j’ai énormément de difficultés pour me forcer à écrire un premier jet. En fait, je n’ai même pas terminé mon nouveau prologue pour Sombres fourrures.

La raison ? Je passe mon temps à lire et relire les mêmes phrases, le même paragraphe, à chercher un meilleur agencement, une meilleure formulation. Je suis un pinailleur invétéré et très critique vis-à-vis de son propre travail.
Je suis pour l’instant incapable d’écrire sans trop me préoccuper de la forme, alors que j’ai déjà imaginé toute la trame. L’écart entre ce que j’imagine et ce qui est écrit se creuse chaque jour un peu plus.
Bref, côté écriture, le moral est dans les chaussettes.

Tout n’est quand même pas si noir : j’ai réussi à avancer de quelques lignes, et comparé à ce que j’ai écrit depuis un mois, c’est un véritable record.


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6 commentaires sur “Des difficultés du premier jet

  • Cassandra

    Salut ! Je crois qu’une des premières pierre d’achoppement de l’écrivain débutant (et sérieux), commence par un problème d’auto-satisfaction du résultat auquel il aboutit. C’est une réaction normale si tu veux mon avis 🙂

    J’imagine que t’as dû (que tu dois) lire beaucoup de livre si tu t’es lancé dans l’écriture, et que certains auteurs ont dû t’impressionner par leur style ou par la force avec laquelle ils te font vivre leur histoire. Tu voudrais pouvoir faire revivre des sensations semblables aux lecteurs, mais tu n’arrives pas à te convaincre toi-même.
    Je pense qu’il faut d’abord que tu saches ce que tu veux écrire, enfin… je veux dire par là, qu’est-ce qui, pour toi, serait le texte idéal auquel aucun remaniement ne serait nécessaire.

    En tant que lectrice de nombreux textes et fan-fic (pas toujours de qualité je le regrette…) je peux essayer de te donner quelques conseils que j’ai rencontré chez d’autres, peut-être y en a-t-il un ou deux que tu confrontes…

    – D’abord, je remarque que beaucoup trop de gens ont tendance à épuiser toutes leurs belles phrases en cinq lignes annonciatrices d’une suite passablement ennuyeuse. Trop d’effet, tue l’effet, il ne faut pas essayer d’en mettre trop la vue dans un seul paragraphe, étaler les effets sur tout le chapitre le fait durer, autrement ça provoque davantage de rire qu’autre chose.

    – Les dialogues : se concentrer sur les passages importants. Exemple grossier de dialogue :
    «  Ca va ?
    Oui et toi ?
    Cool ! »
    Ca paraît con, mais je ne rigole pas ça existe -_-’’.
    Il faut enlever les dialogues inutiles et ridicules : on n’écrit pas comme on parle, il faut essayer de respecter la syntaxe.

    – Donner du style dans les descriptions. Leur nature, ça dépend entièrement de l’auteur mais faut penser à en mettre, c’est plus attractif, ça peut être, des figures de styles, notamment.

    – Parmi les auteurs que j’ai rencontré, certains se sont fait Zola et nous écrivent des pages de descriptions dont on se lasse vite.

    – Un truc tout à fait personnel, mais qui à mon goût fait beaucoup, la mimesis des personnages, mais c’est tout à fait difficile, je l’accorde.

    – Pour la relecture, fais-en une rapide, puis attend une semaine en te changeant les idées puis relis-toi : tu n’es plus écrivain, mais lecteur J, tu es méchant et tu veux saquer l’auteur en replaçant tout le moins bon par du bon.

    – Le prologue est parfois le plus difficile à réaliser : fais donc un premier jet qui te servira uniquement à te rappeler vite ce dont il est question, puis si tu bloques vraiment laisse-le tomber.
    Mon professeur de biologie humaine m’a dit un jour, qu’il est osé d’écrire un prologue/introduction au tout début, car il/elle est le résumé de ce qui va ou de ce qui s’est passé. Or, on ne détient les ficelles de son histoire qu’une fois qu’elle est achevée et il n’est pas rare que quelques détails changent en son cours (c’est mon avis ^^’).
    Depuis j’applique sa méthode même dans mes dissert : introduction en dernier ^^’

    – Si tu n’as aucun de ces problèmes là, ce doit être un problème de confiance en toi, le mieux est de faire lire à ton entourage pour qu’il t’aide. Fais circuler ton histoire à ta famille, vois si tu arrives à la résumer facilement (une histoire trop compliqué d’emblée, ça agace), et observe la réaction de ton interlocuteur. C’est aussi un travail oral qui permet de voir si tu es intéressant et intéressé.

    – Un exercice qui peut, peut-être t’aider aussi, un texte, d’à peine dix à vingt lignes écrit occasionnellement sur un sujet qui te passionne. Il est plus facile de travail sur des textes courts d’abord. Par exemple moi, ce sont les descriptions que j’aime beaucoup J. Mon péché sont les dialogues, j’essaye aussi d’en faire de courtes scènes pour m’habituer à les travailler.

    – Lisant ton com du dessus, fais attention, travailler de nuit n’est pas bon et n’est pas efficace. Je n’ai pas le choix me diras-tu, mais tu dois bien avoir des vacances durant lesquelles tu peux faire fleurir ton imagination, non ?

    – Bien sûr, je n’oublie pas tout ce qui doit être normalement acquis pour un écrivain : vocabulaire, syntaxe, grammaire, ponctuation et autre bazar. Mais ayant lu ta fic sur All soluce, je n’ai pas à m’inquiéter avec ça.

    Bon courage ! Et surtout ne le perd pas. Sais-tu que Bernard Werber a envoyé vingt fois son livre :’Les fourmis’ à son éditeur actuel avant d’être publié XD ?

  • Cassandra

    Salut ! Je crois qu’une des premières pierre d’achoppement de l’écrivain débutant (et sérieux), commence par un problème d’auto-satisfaction du résultat auquel il aboutit. C’est une réaction normale si tu veux mon avis 🙂

  • Kikart

    Longtemps, voire très longtemps resté dans le silence, je décide enfin de m’exprimer.
    Après tout ce temps passé sur allsoluces, la lassitude me gagna et je désertais le site, malgré les nombreux amis et connaissances que j’avais. Je reviens donc après de très longs mois pour voir comment avance le projet, et je réalise que deux sentiments s’affrontent en moi.

    Tout d’abord la joie: ton histoire avance, et connaissant tes qualités d’écriture, elle ne peut être que fantastique ! Heureusement que tu prends ton temps, c’est à cela que l’on reconnaît les grandes œuvres.

    Mais aussi la déception: tu n’as malheureusement pas trouvé d’éditeur intéressé, ça prouve une fois de plus l’idiotie de notre monde. Bref, je reste tout de même aux aguets, la bouche close mais les oreilles attentives 🙂

    J’espère que tu prendras ce commentaire comme un message d’encouragement, et non du style: « le salaud ! il vient se foutre de moi » 😛
    Donc arrête de bosser la nuit, car sans un repos suffisant, tu ne seras pas assez productif (en terme d’écriture et d’idées).

    Bref, bon courage pour trouver l’inspiration et les ressources nécessaires à l’écriture, afin de recevoir plus tard les justes récompenses de ton travail, et je te souhaite toutes les meilleures choses en attendant une quelconque évolution ! D’un autre côté, content de voir que Cassandra te suit toujours de près (pas de chance … … … roh je blague Cass :P), ça te stimule ^^
    Ravi de constater que vous allez bien tous les deux !

    A la prochaine Monsieur Faeldo ! 🙂

  • Kikart

    Longtemps, voire très longtemps resté dans le silence, je décide enfin de m’exprimer.
    Après tout ce temps passé sur allsoluces, la lassitude me gagna et je désertais le site, malgré les nombreux amis et connaissances que j’avais. Je reviens donc après de très longs mois pour voir comment avance le projet, et je réalise que deux sentiments s’affrontent en moi.

    Tout d’abord la joie: ton histoire avance, et connaissant tes qualités d’écriture, elle ne peut être que fantastique ! Heureusement que tu prends ton temps, c’est à cela que l’on reconnaît les grandes œuvres.

    Mais aussi la déception: tu n’as malheureusement pas trouvé d’éditeur intéressé, ça prouve une fois de plus l’idiotie de notre monde. Bref, je reste tout de même aux aguets, la bouche close mais les oreilles attentives 🙂

    J’espère que tu prendras ce commentaire comme un message d’encouragement, et non du style: « le salaud ! il vient se foutre de moi » 😛
    Donc arrête de bosser la nuit, car sans un repos suffisant, tu ne seras pas assez productif (en terme d’écriture et d’idées).

    Bref, bon courage pour trouver l’inspiration et les ressources nécessaires à l’écriture, afin de recevoir plus tard les justes récompenses de ton travail, et je te souhaite toutes les meilleures choses en attendant une quelconque évolution ! D’un autre côté, content de voir que Cassandra te suit toujours de près (pas de chance … … … roh je blague Cass :P), ça te stimule ^^
    Ravi de constater que vous allez bien tous les deux !

    A la prochaine Monsieur Faeldo ! 🙂

  • Faeldo

    @ Cass’ et Kikart :
    Oui, je savais pour Bernard Werber (même si j’ai jamais accroché à ses livres). 😉

    En fait, le fait que X’o m’ait refusé mon manuscrit est une excellente chose, étant donné que depuis j’ai découvert une communauté d’écrivains SFFF « amateurs » qui passent leur temps à analyser les textes de chacun afin d’aider l’auteur et d’acquérir des techniques pour eux-mêmes. Certains vont être publiés dans l’année par des prestigieuses maisons d’éditions comme Gallimard Jeunesse (« Les Yeux d’Opale », en septembre) ou encore Gründ (leur nom et moins connus, mais leur livres le sont bien plus).

    Grâce à eux, j’ai remis en cause pas mal de choses en cause dans Durnakans et à propos mon style.

    Effectivement, le problème actuellement est celui de l’autocritique : par moment je me démotive tout seul, me disant que mes écrits sont les pires histoires de la Terre. Je crois d’ailleurs que je vais faire à lire quelques bouts de textes à des amis histoire de me faire remonter le moral. Parce qu’en ce moment, il n’y plus personne pour m’encourage régulièrement, sur le long terme.

    Enfin, rassurez-vous pour cette histoire de Nuit de l’écriture : je n’ai pas tenu jusqu’à 4 heures du mat’ et je n’ai pas fait les 2000 mots, mais l’ambiance entre écrivains était quand même là. Et ce n’est qu’une Nuit pas mois, la participation n’étant pas du tout obligatoire, tout comme pour les résultats ! xD

    Je devrai poster un nouveau post prochainement, peut-être dans la semaine qui vient, lorsque mes partiels seront terminés. Je vous conseille donc de revenir régulièrement. 🙂

    Merci pour votre soutient @+

  • Faeldo

    @ Cass’ et Kikart :
    Oui, je savais pour Bernard Werber (même si j’ai jamais accroché à ses livres). 😉

    En fait, le fait que X’o m’ait refusé mon manuscrit est une excellente chose, étant donné que depuis j’ai découvert une communauté d’écrivains SFFF « amateurs » qui passent leur temps à analyser les textes de chacun afin d’aider l’auteur et d’acquérir des techniques pour eux-mêmes. Certains vont être publiés dans l’année par des prestigieuses maisons d’éditions comme Gallimard Jeunesse (« Les Yeux d’Opale », en septembre) ou encore Gründ (leur nom et moins connus, mais leur livres le sont bien plus).

    Grâce à eux, j’ai remis en cause pas mal de choses en cause dans Durnakans et à propos mon style.

    Effectivement, le problème actuellement est celui de l’autocritique : par moment je me démotive tout seul, me disant que mes écrits sont les pires histoires de la Terre. Je crois d’ailleurs que je vais faire à lire quelques bouts de textes à des amis histoire de me faire remonter le moral. Parce qu’en ce moment, il n’y plus personne pour m’encourage régulièrement, sur le long terme.

    Enfin, rassurez-vous pour cette histoire de Nuit de l’écriture : je n’ai pas tenu jusqu’à 4 heures du mat’ et je n’ai pas fait les 2000 mots, mais l’ambiance entre écrivains était quand même là. Et ce n’est qu’une Nuit pas mois, la participation n’étant pas du tout obligatoire, tout comme pour les résultats ! xD

    Je devrai poster un nouveau post prochainement, peut-être dans la semaine qui vient, lorsque mes partiels seront terminés. Je vous conseille donc de revenir régulièrement. 🙂

    Merci pour votre soutient @+