La littérature Young Adult en France


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Comme je l’ai promis sur le blog de Blackwtach, je rédige pour ce 15 août un article sur les fictions Youg- Adult (YA pour les intimes). Pourquoi ? Parce que le site The Book Smugglers invite tout le monde à rédiger un article là-dessus pour clôturer une série d’articles à cette catégories de fictions.

Qu’est-ce que la littérature Young Adult ? Si vous êtes français, il est normal que vous n’en ayez pas beaucoup entendu parler. D’après Wikipédia (pour les allergiques à l’anglais, Young Adult signifie « Jeune adulte »), il s’agit dans les pays anglo-saxons de la littérature concernant un lectorat âgé de 14 à 21 ans. En France, c’est à cheval sur la catégorie « Jeunesse » et la catégorie « Adulte ». Ces deux secteurs sont tellement compartimentés que les critiques professionnels méprisent carrément les romans jeunesse alors que certains chefs-d’œuvres anglo-saxons (comme Harry Potter ou À la Croisée des Mondes) y ont été classés ! Certains éditeurs ont inventé le terme d’ « adulescents », mais je trouve ce mot horrible.

Parcours personnel

J’ai découvert sans le savoir la littérature YA après avoir épuisé le filon de BD franco-belges du CDI de mon collège. J’avais alors dans les 13-14 ans et étais alors la recherche d’histoires fraîches.

Entre autres romans policiers et historiques pour jeunes, je suis tombé sur le premier tome d’À la croisée des Mondes de Philip Pullman. Ce fut une véritable révélation pour moi.

Après avoir dévoré la série (même si je garde un souvenir assez mitigé du dernier tome), je suis tombé sur Harry Potter de JK Rowling. À l’époque, le quatrième tome venait de sortir. Me dirigeant de plus en plus vers les genres de l’Imaginaire (Science-fiction, Fantastique, Fantasy), j’ai continuer à taper dans les romans pour jeunes de.

Du côté de la Science-fiction, j’ai découvert la collection Autres Mondes des éditions Mango, constituées de livres pour ados et préados.

Du côté de la Fantasy, j’ai lu et adoré Eragon de Christopher Paolini. Si je ne me suis rendu compte plus tard que ce roman était un pâle copié-collé d’un nombre incroyable d’histoires, il aura eu le mérite de m’intéresser aux autres romans YA venant des pays anglo-saxons.

Je ne vais pas vous énumérer ici tous les romans YA que j’ai lu, mais parmi les séries les plus marquantes, je citerai seulement Artemis Fowl d’Eoin Colfer, Uglies et Midnighters de Scott Westerfeld (aurai-je la patience d’attendre la version française de Léviathan ?), le diptique Fils du ciel/Brise-Ciel de Kenneth Oppel.

En bref, voici quatre choses que j’aime ou que j’aime moins dans le YA, où les romans de langue anglaise restent très présents.

  • Les personnages adolescents qui traversent des épreuves. Les romans YA sont en général plus axés sur les changements psychologiques des personnages. Ils se prennent toutes sortent de situations difficiles dans la figure et en ressortent grandit.
  • L’évasion. L’aventure permet de sortir de son train-train quotidien, de découvrir de nouveaux horizons
  • L’attente. Savez-vous qu’il faut attendre en moyenne un an pour avoir la traduction française des livres en anglais ? Quand on est habitué à une série ou à un auteur, il faut donc savoir s’armer de patience… ou avoir de bonnes bases en anglais et commander les versions originales !
  • Les mauvaises traductions. Il y a eu changement de traducteur pour la sortie du sixième tome d’Artemis Fowl en français, et ça se voit ! Je pense que cela a dégradé la qualité de l’histoire, en plus d’être très déstabilisant. Il n’y a pas vraiment de solutions pour y remédier, à part peut-être faire une pétition de fans et l’envoyer à l’éditeur dans l’espoir que le prochains sera meilleur…ou lire dans la langue originale.

Et qu’en est-il de la littérature YA francophone ?

Je vous ai déjà parlé de la collection Autres Mondes qui pourrait prétendre à une classification YA, mais la fantasy française n’est pas en reste ! La déferlante récente de romans YA en Anglais qui a suivi le succès mondial d’Harry Potter est en train de faire des émules dans l’Hexagone. Je peux citer par exemple comme livres plus consistants le premier tome des Éveilleurs de Pauline Alphen, Phænomen d’Erik L’Homme, ou encore Les Yeux d’Opale de Bénédicte Taffin (sortie en septembre).

On peut donc en conclure que la littérature Young Adult en France, bien qu’encore récente ici, est en train de révolutionner peu à peu le milieu de la littérature française en cassant des catégories élitistes préétablies depuis des années par les éditeurs et les libraires. Affaire à suivre, donc. 😉

Sur le thème du YA, je vous conseille aussi la lecture de l’article de Backwatch qui s’y rapporte.:)

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