Titre : Dragon déchu

Titre original : Fallen Dragon

Auteur : Peter F. Hamilton (Wikipédia)

Éditeur : Bragelonne

Nombre de pages : 644

  Enfant, Lawrence Newton rêvait de devenir pilote de vaisseau. Malheureusement, au XXIVe siècle, l’âge du vol spatial touche à sa fin… et Lawrence se retrouve, vingt ans plus tard, sous les ordres des megacorps, les dernières à détenir des vaisseaux spatiaux. Désormais sergent, il est envoyé avec son bataillon sur un autre monde pour ce que ses employeurs appellent cyniquement un « retour sur investissement ». Comprenez, un acte de piraterie pur et simple…   Lors d’une patrouille à la surface, Lawrence apprend l’existence du temple du dragon déchu, un lieu saint où une secte vénère des créatures mythiques. Une information qui a de quoi éveiller la curiosité du sergent, car on dit que ces prêtres gardent des richesses qui vont au-delà de toute imagination… Mais est-ce vraiment une bonne idée pour Lawrence de monter en douce sa propre expédition… ?

Ce que vous y aimerez :

-les personnages

-des découvertes bouleversant l’avenir de l’humanité

-la romance (si si !)

Ce que vous n’y trouverez pas :

-un univers sans violence

-des aliens partout

-un « à suivre » à la fin du livre

Mon avis :

(note: pour ceux qui se moquent de mon mavie.fr , sautez directement au troisième paragraphe)

Dragon déchu est un des premiers — si ce n’est pas le premier — roman de Science-fiction contemporaine au ton adulte qu’il m’ait été donné de lire, en 2006/2007. En tour cas, il fut le premier roman de SF de chez Bragelonne a tomber entre mes mains. Rangé dans le rayon fourre-tout en matière de littérature de l’imaginaire de mon ancienne médiathèque, mon regard fut surtout attiré par le mot « dragon » se trouvant dans le titre, à une époque où je dévorais les romans de Fantasy qui en comportaient. Bien que hors de mes centres d’intérêts du moment, j’ai tout de même décider d’emprunter le roman, et je ne l’ai pas regretté pour le moins du monde — terminé en moins d’une journée ! Au total, j’ai dû lire ce roman deux ou trois fois avant de le rendre à la bibliothèque. Aujourd’hui, ma vie d’étudiant m’a éloigné de mon ancienne médiathèque et celles à proximité ne sont pas vraiment gratuites, hélas, ce qui m’a conduis à oublier peu à peu Dragon déchu, jusqu’à récemment. Malheureusement, la première édition était épuisée depuis longtemps, et j’ai tendance à me méfier des achats d’occasion par Internet.

Autant dire tout de suite que j’ai sauté de joie en apprenant sur le blog de Bragelonne la réédition de Dragon déchu en grand format pour 10 euros seulement à l’occasion du dixième anniversaire de la maison d’édition. Après avoir ensuite attendu presque deux mois et eu une belle frayeur (la libraire pensait qu’ils fallait attendre les soldes), je tenais enfin le précieux livre entre mes mains. J’étais nerveux. Cinq ans s’étaient écoulés depuis ma dernière lecture et mes goûts avaient évolué au fur et à mesure que je lisais de plus en plus d’histoires de Science-Fiction. Aimerai-je toujours autant ce roman avec mes yeux d’adulte ? Eh bien oui.

Évidemment, il y a eu des éléments du roman que je n’ai pas vraiment aimé. Par exemple, pour une histoire se déroulant au XXIVe siècle, j’ai trouvé les avancées dans les transports et les communications un peu chiches, ou du moins pas assez justifiées. La violence est aussi très présente, le bonne partie du roman étant une quasi histoire de guerre — âmes sensibles, vous voilà prévenues.

Côté positif, j’ai apprécié les intrigues croisées qui se rejoignent vers la fin du livre. De cette manière, on voit comment les personnages sont intelligents, efficaces,  et on comprend peu à peu leurs motivations et les réactions décrites quelques pages précédentes, ce qui les rend plus crédibles. Ce type d’organisation pourrait décontenancer, mais j’ai trouvé le chapitrage bien géré, les coupures tombant au bon moment et les reprises des arcs narratif à chaque début de chapitre suffisamment claires pour ne pas tout oublier. Bien que le livre contient beaucoup d’explications scientifiques, celles-ci sont savamment dosées et ont toujours un rapport fort au vécu des personnages, nous empêchant de façon bienvenue une indigestion d’informations. Enfin, ceux qui aiment réfléchir au futur auront droits à une réflexion se remarquant à peine pour ceux qui préféreraient l’action, sans parti pris brutal ni moralisateur.

Bref, Dragon déchu n’est pas un roman parfait, mais le cocktail fait qu’il restera un de mes romans de Science-fiction préférés.

Note :

4,9/5

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