Skin deep : Exchanges


De Kory Bing. 2013. Tome de bande dessinée (roman graphique) en anglais. Très bonne lecture. [160 p.]

Lire aussi : Critique du tome 1, Skin deep : Orientations.

 

softcover2Résumé original (en anglais) : In the warehouse district of a bustling city, through crumbling doors and down a dark hallway, lies the Liverpool Avalon: a centuries-old refuge where shapeshifters rub shoulders with mythic monsters and the occasional magically inclined human. Swing by Greensleeves for a sandwich or a quick hand of Borogove with a friendly Bandersnatch, take in a show at the Underground (assuming Tim hasn’t managed to blow it up), or sift through the magical curiosities at Prestor John’s under the many watchful eyes of Madam U. But watch out–on streets where enchantments are as common as cobblestones, few things are quite as they seem. ”

Résumé traduit (en français) : « Dans le quartier des entrepôts d’une ville animée, au bout de portes en ruine et d’un couloir sombre, se trouve l’Avalon de Liverpool : un refuge pluricentenaire où les métamorphes côtoient les monstres mythiques et à l’occasion les humains enclins à la magie. Faites un saut chez Greensleeves pour un sandwich ou jouez rapidement une main du jeu de cartes brorogove avec l’amical Bandersnatch, montrez-vous à l’Underground (en supposant que Tim ne se soit pas arrangé pour le faire sauter), ou examinez les curiosités magiques à Prestor John’s sous les nombreux regards vigilants de Madame U. Mais faites attention– dans les rues les enchantements sont aussi communs que les pavés, peu de choses sont ce qu’elles semblent être. »

 

Après un long moment d’interruption, je finis la chronique des deux tomes de Skin Deep reçus via Kickstarter. Pour rappel, Skin Deep est d’abord un roman graphique sur le web (une BD, donc) au long cours (depuis 2006) et en anglais. L’édition papier est ici de « luxe », ce qui explique un format plus grand et une couverture qui tranche nettement avec celle du tome précédent (la couverture reste souple, cependant, mais puisque ça permet d’éviter d’atteindre les 2 cm d’épaisseurs, je ne m’en plaints pas 🙂 ). Il inclut aussi du contenu additionnel : une carte de l’Avalon de Liverpool, des notes sur l’histoire, des croquis, un guide des personnages, et un autocollant qui m’a servi de marque-page parce que je n’avais pas le cœur à l’utiliser. :p

Première page du chapitre 3 d'Exchanges

Première page du chapitre 3 d’Exchanges

Exchanges n’est pas une suite du tome 1, mais plutôt le début d’une préquelle en trois chapitres où nous allons retrouver un seul personnage connu, Jimothy James Finn (Jim), et découvrir une ribambelle de nouvelles têtes, dont la famille de notre opinicus préféré. Celui-ci se prépare à partir étudier aux États-Unis et a prévu de fêter ça dans son pub préféré, ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes. Les autres personnages principaux sont Blanche et Anthony, mais je n’en dirais pas plus sous peine de vous spoiler. 😉

Le rythme du récit est fluide, malgré la présentation de si nombreux personnages qu’on aurait pu craindre le pire (certains viennent même du Pays des Merveilles). Kory Bing a parfaitement maîtrisé les transitions entre les différentes scènes, s’arrangeant souvent pour que les mêmes personnages se trouvent au même endroit au même moment afin de changer de scène simplement en changeant la position de la « caméra ». Les personnages ont chacun une vraie personnalité, ce qui les rend plus vivant et il sera difficile de ne pas se prendre d’affection pour au moins un des membres du casting. L’humour est aussi très présent. Le style graphique  en lui-même montre une amélioration notable par rapport aux débuts de Skin Deep et commence à se stabiliser, et l’on commence à discerner clairement la patte de l’auteur dans le trait du dessin.

Concernant les bonus, je les ai trouvé bien mieux ordonnées dans le livre que dans le premier tome. Ils restent un complément utile à l’histoire.

Ce second tome de Skin Deep peut faire craindre le pire car il s’agit encore d’un tome d’introduction pour une histoire, un lieu et des personnages, mais l’auteur parvient à rendre la lecture très digeste. Mieux encore, on découvre que l’univers du récit est infiniment plus riche que ce que l’on pensait. Les personnages sont uniques et attachants et l’histoire plus intéressante que les enjeux de départs pourraient laisser penser. Bref, si vous êtes anglophiles ou voulez améliorer votre anglais, je vous conseille vraiment de lire l’histoire, voire de commander le livre pour soutenir l’auteur (ou pour éviter de vous tuer les yeux sur l’écran d’ordinateur, c’est selon).

Comme d’habitude, vous pouvez retrouver la version originale (entendez par là : non révisée, non corrigée, sans contenu additionnel) sur son site web.

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